Burn-out maternel

Tu es mère de famille et depuis quelque temps tu te sens grave fatigué, à fleur de peau. Après avoir passé une nuit saccadée par les réveilles incessant de bébé, tu as la flemme (tu n’as pas la force) de sortir du lit, et lorsque tant bien que mal tu y parviens, tes articulations ne suivent pas. Ton moral est à zéro et tu n’as qu’une envie c’est de retourner te coucher.

Si cela fait un moment que tu es dans cette situation, c’est que tu as peut-être contracté une maladie grave (si, si) une maladie qui n’est pas reconnue par les pouvoirs publics mais qui existe vraiment et qui touche une grande partie de la population.

Allait, j’arrête de te faire languir et je te dis tout. Cette maladie tu la connais déjà mais tu n’as pas réussi à mettre de nom dessus. Et si je te disais que c’est un burn out maternel. Oui tu as bien lu BURN-OUT

Selon le ministère de la santé, le burn-out se traduirait par un état d’épuisement professionnel (à la fois émotionnel, physique et psychique) ressenti face à des situations de travail « émotionnellement exigeante »

N’y a-t-il pas un emploi plus éprouvant émotionnellement et physiquement que celui d’être mère. Devoir travailler 365 jours par an, sans RTT, sans vacances, sans arrêt-maladie et en plus de ça, sans salaire ?

Alors pourquoi à l’heure d’aujourd’hui, cette maladie n’est-elle pas reconnue en tant que telle ? Tout simplement par ce que très peu de femmes osent en parler, cette société attend de nous que l’on subit (oui subir) sans rien dire car c’est là le rôle de la mère. Malgré ce qu’on peut endurer, il ne nous est pas permis de nous plaindre car apparemment être mère c’est le plus beau métier auquel une femme peut prétendre.

J’ai moi-même été malade, en fait je ne savais que je l’été mais lorsque j’ai réussi à mettre des mots sur ce qui m’arrivait, je me suis rendu compte que je faisais un burn-out.

Tout a commencé quelques mois après la naissance de mon deuxième enfant, ayant accouché par voie basse al hamdulillah, j’étais remise sur pieds rapidement wa lillahi Lhamd donc c’est tout naturellement que j’ai repris le cours de ma vie. Entre ménage, vaisselle, repas et m’occuper des enfants, je me suis donné à fond sur mon rôle de mère et de femme tout en oubliant d’être MOI. Je ne me rendrais pas compte que j’accumulais de la fatigue, malgré que bébé dormait beaucoup, je ne profitais pas pour me reposer, je devais occuper la grande. Faire des activités avec elle pour ne pas qu’elle ne se sente délaissée de plus, je venais de commencer à prendre des cours d’arabes, il fallait donc que je trouve du temps pour réviser et ce n’était possible que le soir. Lorsque tout le monde était couché, ma journée n’était pas terminée, je dirais même que c’est là que ma journée commençait, après avoir rangé les œuvres d’art (pour ne pas dire bazar) des enfants, je me posais avec une tasse de thé une sucrerie et mes cahiers. C’était partie pour une longue nuit de révision entrecoupée par les réveilles de bébé.

Au bout de quelques mois à tenir sur ce rythme, j’ai fini par craquer. Je suis devenu à fleur de peau, plus envie de me lever, je passais mon temps à hurler sur tout le monde pour un oui ou un non, je voulais tout abandonner. Claquer la porte et ne plus revenir, mon couple battait de l’aile et aurait pu y passer si ce n’est que monsieur était déterminé à préserver son foyer. Après de longues discussions où nous avons pesé le pourquoi du comment, la situation s’est améliorée petit à petit. Aujourd’hui par la grâce d’Allah je m’en suis sortie. Je vais mieux al hamdulillah même si parfois je frôle le burn-out, j’arrive à me ressaisir avant qu’il ne soit trop tard.

Cette épreuve m’a renforcé, j’en suis sortie plus forte. Aujourd’hui, je suis une maman sereine même avec 3 enfants. Je prends le temps de materner, je trouve le temps de travailler, de me former et de prendre soin de moi. Ce fut un mal pour un bien.

Ma sœur, si tu te retrouves dans cette situation, sache que tu n’es pas la seule. Beaucoup de femmes passent par là mais n’osent pas en parler de peur du regard des gens, des moqueries et du jugement de la société.

Sache que cette maladie est passagère et que tu peux t’en sortir. Ça prendra du temps, mais la guérison est possible.

J’aimerais partager avec toi, quelques astuces qui m’ont aidé à m’en sortir et à devenir la femme que je suis aujourd’hui. J’ai envie d’aider les femmes, les mères à aller mieux. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui m’a poussé à me former au métier de Doula (accompagnante a la naissance). La doula occupe une grande place dans le post-partum (période après l’accouchement) et peur aider considérablement à éviter ou à réduire le burn-out maternel.

Tu trouveras dans le fichier à télécharger (afin de l’avoir près de toi à tout moment) 5 clés pour t’aider à combattre cette maladie. Je te propose également de tester une méthode mise en place par une sœur (méthode que j’ai testée pendant 1 mois et que j’approuve). Le miracle Fajr routine, te permettra de mettre en place une routine simple et adaptée à ton quotidien afin de reprendre le contrôle de ta vie et être une femme plus sereine.

Si tu as besoin de soutien ou juste de parler, tu peux me contacter par mail je te répondrai avec plaisir.

 

Avant de télécharger ton pdf, dis-moi, quelle perception tu as du fait d’être mère ?

As-tu déjà été confronté à cet état de burn-out depuis la naissance de ton (ou tes) enfant(s) ?

 

Amicalement,

 

Umfilistine : accompagnante à la naissance et à l’allaitement maternel

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